Non non, vous ne rêvez pas ! Notre mode de consommation remis en question par la crise sanitaire et récemment la situation géopolitique a vu ses pratiques changer dans notre quotidien. Un exemple tout simple : la pièce détachée électroménager. Secteur auquel on ne pense pas forcément alors que tout le monde sur la planète sait ce qu’est un aspirateur, un radiateur, un four, un réfrigérateur, un fer à repasser, un grille-pain, une machine à café, un poêle à ceci un robot pour cela. De quoi dresser un listing impressionnant chez soi tellement ces appareils remplissent chaque pièce de la maison. Comme des amis aussi envahissants qu’indispensables. De la cuisine à la salle de bain en passant par les chambres et la buanderie où dort 24h sur 24 votre mascotte à poils préférée.
Des pièces détachées pour une seconde jeunesse
Acheter, acheter. Acheter encore et toujours. Ce discours ne tient plus. Il suffit de voir combien les ventes de l’électroménager ont chuté parmi tant de biens matériels censés contribuer à nos besoins pratiques dans le but d’améliorer notre confort. Comme on dit, pour joindre l’utile à l’agréable.
Oui mais, c’est oublier que ces biens durables sont malgré tout cassables, et de plus en plus vite. Qui sait encore que les frigos de nos grand-mères avaient une durée de vie bien supérieure à ce qu’on peut acquérir d’identique de nos jours ? Ce qui est valable pour l’électroménager l’est pour tout, au simple motif de l’obsolescence programmée. Un principe né d’un réel projet économique pour faire de l’homme une vache à lait. Un principe dont l’application stratégique vise à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément. Ses conséquences ? La destruction peu à peu de l’environnement. Rien de moins. Devant l’enjeu crucial que représente l’écologie, hormis tout discours politique, on imagine le travail que peuvent fournir par exemple https://www.halteobsolescence.org/ ou les repairs cafés aidant bénévolement à redonner une seconde jeunesse à nos appareils défectueux grâce à de simples pièces de rechange. Et si l’économie alternative n’est pas la panacée elle véhicule néanmoins l’espoir d’un peu moins de gâchis tout en nous faisant faire des économies. A telle enseigne que même le gouvernement devant l’ampleur du désastre a voté il y a plusieurs mois une loi anti-gaspillage. A chacun de se prendre par la main et de s’intéresser à la façon dont fonctionne son aspirateur, sa gazinière ou son chauffe-eau, quelle est leur usure caractéristique et à quelle vitesse elle est à même de se préciser. La liberté individuelle passe aussi par ce genre d’efforts.

